Hormones de la faim et poids

Quelles sont hormones de la faim et leur effet sur le poids ?

Une équation complexe

Certains pensent que le poids se résume à une simple équation entre calories ingérées et calories dépensées. En vérité, d’autres facteurs, notamment hormonaux et émotionnels, y contribuent.

Par exemple, la surproduction d’insuline (liée à la nourriture, à la caféine, au  stress) interfère avec une  hormone régulatrice de l’appétit : la leptine.

Insuline et leptine

Le rôle de l’insuline (régulatrice de la glycémie) est de mettre en réserve le glucose sanguin dans les muscles et les adipocytes, donc stocker de l’énergie, ce qui peut conduire à une prise de poids. L’insuline est produite par le pancréas. La leptine est  produite par les adipocytes, circule dans le sang et supprime l’envie de manger.

Quand le taux d’insuline est bas, la leptine peut faire son travail. Mais quand il est trop élevé, il interfère avec la capacité de la leptine à indiquer au cerveau d’arrêter de manger. Trop d’insuline ne permet plus au cerveau de percevoir le signal de la leptine.

Le taux d’insuline doit donc d’abord diminuer pour que l’appétit diminue également, et en particulier l’envie d’aliments riches en glucides, et permettre la perte de poids.

Les facteurs augmentant la production d’insuline :

  • Consommation trop  importante de glucides en général
  • Excès de caféine conduisant à libérer le glucose stocké (l’adrénaline est une hormone hyperglycémiante)
  • Stress chronique : trop de cortisol, hormone du stress, mène à une résistance à l’insuline et empêche le corps d’utiliser cette dernière correctement.
  • Activation constante d’une partie du Système Nerveux Autonome,  par un stress réel ou perçu ( la perception est la même pour le corps), augmente l’appétence pour les produits riches en glucides (amidon ou sucre)

Les exercices de résistance sont excellents pour ceux qui doivent réguler l’insuline. Intérêt :

  • augmentation de la sensibilité à l’insuline des muscles squelettiques, soit des muscles plus sensibles à l’insuline. Le pancréas peut ainsi produire moins d’insuline, ce qui diminue le taux d’insuline, et entraîne moins de conversion du sucre en graisse.
  • après la respiration diaphragmatique, certains exercices sont très efficaces pour diminuer le taux de cortisol, l’hormone du stress. Le cortisol favorise  le stockage de la graisse au niveau abdominal, en le réduisant, on réduit aussi cette masse grasse.

Les choix alimentaires influencent le taux d’insuline, et en cas de doute sur une glycémie ou un  taux d’insuline élevés, un bilan sanguin sera utile. Cependant, le stress joue aussi un rôle important. Toutes les techniques de gestion du stress ou si possible, modifier sa perception des situations peuvent être d’un grand secours pour réguler l’appétit. D’un point de vue plus émotionnel, avoir faim d’autre chose que de nourriture dans la vie est à considérer. La prochaine fois que vous chercherez quelque chose à grignoter dans vos  placards, après même un repas, posez-vous la question : « qu’est-ce que je veux en réalité ? »

Solutions

  • effectuer un bilan sanguin
  • consommer moins d’aliments industriels riches en glucides car ils élèvent rapidement la glycémie, induisant une surproduction d’insuline, préférer les aliments à index glycémique bas
  • consommer moins de produits riches en caféine
  • s’aménager un temps pour faire 20 respirations profondes, tous les jours, y compris au travail
  • faire des exercices impliquant la respiration : taï chi, qi gong, yoga, pilates
  • pratiquer régulièrement des exercices de résistance
  • si vous êtes simplement stressé par la longue liste des choses que vous avez à faire dans la journée, dites-vous que cette liste sera la même que vous la considériez avec une approche pleine de stress ou une approche calme et sereine. Notre perception des choses peut tout changer.

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