Maigrir, régime et biologie

maigrir, régime et biologie

Maigrir, régime et biologie

Votre corps n’a pas le même agenda que vous. Vous vous voyez trop enrobé, lui veut d’abord vous signifier des dysfonctionnements. On focalise sur un symptôme sans prendre la ou les causes en considération.

Le corps et la biologie des systèmes

Avec les connaissances scientifiques actuelles montrant les interrelations à l’oeuvre dans notre organisme, on ne peut pas continuer à encourager les gens à s’aventurer dans un énième régime restrictif. C’est triste qu’on inscrive encore le mot « maigrir » comme appât en 2018.

L’objectif perte de poids n’est tout simplement pas la bonne cible initiale. Comme si c’était le bon chemin pour rééquilibrer notre organisme. C’est encourager des frustrations, des carences, des compulsions alimentaires et une bien mauvaise estime de soi à la longue. Le poids est la conséquence d’un équilibre global physiologique et psychologique. Et tout le monde ne cherche pas à maigrir non plus, mais simplement se sentir bien.

On oublie aussi les prédispositions génétiques individuelles que ces privations viendraient révéler. Je suis bien placée pour le savoir : mon ticket pour la boulimie nerveuse ? Un régime proposé sur un paquet de céréales que j’ai suivi adolescente. Puis d’autres régimes et un régime hypocalorique à 500 kcal/jour, 100 % sachets protéinés prescrit par un médecin nutritionniste (une prescription judicieuse pour une patiente boulimique ?) Le perfectionnisme étant un des traits reliés à la boulimie, j’ai suivi ce régime très restrictif à la lettre bien entendu.

Répondre aux besoins de l’organisme

Une approche biologiquement valable et pérenne est celle qui recherche les causes des déséquilibres et qui s’attache à les traiter. On peut modifier le cours de nombreuses maladies chroniques de notre ère avec une intervention basée sur l’alimentation. En effet, cette dernière a subit plus de modifications ces 2 derniers siècles qu’en 10000 ans. On comprend que notre génétique ne soit plus adaptée à nos nouveaux modes de vie. Et cela se répercute sur notre santé physique et mentale.

Pour prendre les choses dans le bon ordre, on répond aux véritables besoins de l’organisme, on lui apporte des aliments de haute valeur biologique et on prend en considération la personne dans sa globalité avec son environnement. C’est une matrice bien plus complexe qu’une simple question de kilogrammes.

Lorsqu’on souhaite obtenir quelque chose, c’est parce qu’on pense qu’on se sentira mieux avec. Et le package recherché n’est pas chiffrable, d’où l’importance de connaitre vos motivations profondes. Par exemple être en bonne santé, mieux dormir la nuit, avoir de l’énergie pour mener à bien vos projets, de la clarté d’esprit et davantage de sérénité, un corps plus tonique.

Je conseille donc de laisser la balance de côté et de prioriser ce qui doit l’être, répondre aux besoins de manière appropriée. Cela permet de s’y consacrer pleinement et de se détacher de la pression d’un nombre ou d’un timing auto-infligé (le fameux couple kilos/combien de temps). De toute façon, les variations de poids sont trompeuses, parfois simplement de la rétention d’eau.

Pensez à ce que vous pouvez ajouter de positif, cela laisse moins de place pour le reste.Votre corps mérite vos bons soins, votre attention et il a son propre rythme pour se réparer.

Xxx

PS : j’emploie souvent des mots ou des références en anglais parce que de nombreuses sources  dans mes domaines de prédilection sont en anglais. Ma mère est algérienne, je suis née en Allemagne où j’ai passé les 7 premières années de ma vie et j’ai ensuite appris le français. J’ai vécu un peu à Londres, aujourd’hui je poursuis une formation qui me passionne en anglais. C’est pourquoi vous trouverez un mix de toutes ces influences à travers ces pages…

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