Quand la nourriture est une obsession

Bien manger est très important : on apporte à son organisme les nutriments essentiels pour être en pleine forme. On sait que la santé se trouve au bout de notre fourchette et que tout ce que nous ingérons est source d’informations.

Simplement, la vie ne se résume pas à cela. On doit trouver d’autres moyens de se faire plaisir, de répondre à nos besoins et ne pas tout centrer sur les aliments. D’autant que pour certaines, ces pensées au sujet de la nourriture occupent de longues heures de la journée. Ce qu’on va manger, ce qu’on va éviter de manger, ce qu’on regrette d’avoir mangé, comment on va éliminer ce qu’on a mangé, comment ne plus avoir envie de manger…cela ne laisse plus beaucoup de place au reste !

On attend beaucoup de la nourriture en pensant que c’est LA clé de notre bonheur. On pense à un poids sensé y être corrélé . Mais qui n’a pas été plus légère dans sa vie sans pour autant vivre une période heureuse (bien au contraire) ? On réalise alors que le couple poids/bonheur n’a plus de fondement objectif si tout repose uniquement là-dessus.

Mention spéciale pour la boulimie nerveuse

Dans le cadre de la boulimie nerveuse, la nourriture sert aussi  à masquer l’anxiété ou comme shoot de bonheur furtif. Un shoot qui se paie moralement et physiquement. A la fois aimée un court moment, crainte et détestée, elle reste au centre des préoccupations quotidiennes.

Il est certain que l’organisme est à rééquilibrer physiologiquement, hormonalement et que tout ne se passe pas dans la tête. C’est un traitement incomplet de ne penser qu’à ce qui se passe dans cette dernière ! Il faut aussi éteindre le feu à la base, le corps et le cerveau ne sont pas séparés, ils communiquent.

Etre plus sympa et moins tyrannique avec soi-même, savoir se faire plaisir et cesser de trouver que tout ce qu’on fait est perfectible, ou qu’on DOIT toujours faire ceci ou cela, c’est un pas vers la liberté.

On peut donc commencer à chercher des sources de satisfaction ailleurs et à répondre à nos besoins véritables de manière appropriée. Fatigue, ennui, nervosité, frustration, excitation, il convient d’arriver à identifier ses émotions sans chercher à les anesthésier en mangeant.

Mais il arrive qu’on ne se connaisse pas suffisamment bien pour savoir ce qui apporte du plaisir. C’est l’occasion de le découvrir. Une activité artistique ? Une activité physique ? Prendre part à une association ? Un hobby ? Une passion ? Peu importe, l’essentiel est que cela vous plaise vraiment. Moins d’attention sur la nourriture, plus d’attention sur la vie en étant présente à ce qui s’y passe. Chaque moment est unique. Ce serait dommage de passer des années en mode pilote automatique centrée sur la nourriture uniquement.

En effet, on peut trouver beaucoup d’autres choses pour se nourrir qui ne sont pas alimentaires.

Je vous invite à y réfléchir et à le noter dans un joli carnet. D’après les études, écrire sur du papier a plus d’impact sur le cerveau que de noter sur un ordinateur ou un téléphone.

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