Endométriose & nutrition

L’endométriose toucherait environ 2,5 millions de personnes en France. Il s’agit d’un trouble gynécologique inflammatoire chronique lié aux œstrogènes : du tissu endométrial croit à l’extérieur de la cavité utérine. Cette muqueuse utérine peut ensuite coloniser des organes proches.

Les symptômes varient selon les femmes – ce sont souvent des douleurs pelviennes, des douleurs pendant les règles et les rapports sexuels – et elle peut conduire à l’infertilité.

Ses causes ne sont pas clairement déterminées. Plusieurs facteurs sont impliqués comme les facteurs hormonaux génétiques, l’environnement ou les menstruations.

On constate une errance diagnostique car le délai est en moyenne de 7 ans avant qu’il ne soit établi. Aussi, pour éviter ce diagnostic tardif ainsi qu’une prise en charge inadaptée, en cas de doute, il faut impérativement consulter votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme.

Une maladie sans traitement curatif

Aujourd’hui, il n’existe pas encore de traitement curatif de l’endométriose. On prend en charge la douleur mais on ne la guérit pas. L’approche est pluridisciplinaire.

L’endométriose et le syndrome de l’intestin irritable

Le syndrome de l’intestin irritable – SII – peut accompagner l’endométriose. En effet, une personne souffrant d’endométriose est trois fois plus susceptible d’être touchée par un syndrome de l’intestin irritable. D’ailleurs, ils partagent des symptômes communs comme les douleurs abdominales, les ballonnements, les troubles du transit ou la fatigue par exemple.

Un diagnostic médical permet d’éliminer d’autres pathologies et de donner le feu vert.

On adaptera ensuite l’alimentation au SII s’il est présent.

La nutrition comme approche complémentaire

La nutrition représente une approche complémentaire intéressante dans la réduction des symptômes de l’endométriose. Elle permet notamment de diminuer l’inflammation, les douleurs, la fatigue ou les troubles digestifs.

De façon générale, la nutrition est largement reconnue comme étant un facteur modifiable clé pour la santé et l’espérance de vie.

Des habitudes alimentaires délétères

A l’inverse, certaines habitudes alimentaires ont été étudiées et pourraient être des facteurs de risque : le fait de consommer moins de légumes, d’oméga 3, davantage de viande rouge et de produits laitiers, le café ou les acides gras trans.

Une alimentation anti-inflammatoire

Une alimentation anti-inflammatoire permet d’atténuer les symptômes de l’endométriose. Elle est sera adaptée à vos tolérances personnelles (+ compléments alimentaires si souhaités).

De plus, comme il s’agit toujours d’un ensemble, la réduction du stress, l’hygiène de vie ou l’activité physique seront elles aussi abordées.