L’axe intestin-cerveau : les bactéries intestinales et le système nerveux

L’axe intestin-cerveau est un sujet d’études en pleine évolution. Il faut considérer l’axe intestin-cerveau en présence de stress et d‘anxiété et traiter les facteurs d’inflammation.

Une petite précision  au préalable car existe en réalité plusieurs microbiotes : le microbiote du nez-bouche-pharynx, le microbiote de la peau, le microbiote des poumons, le microbiote intestinal, le microbiote du vagin. Le microbiote intestinal est le plus important et se concentre en particulier dans le côlon.

 

L’axe intestin-cerveau en constante communication bidirectionnelle

 

Le cerveau et les intestins sont en constante communication bidirectionnelle. Celle-ci se fait via le nerf vague, le système immunitaire et les bactéries intestinales. Les informations vont donc dans les 2 sens.

Le microbiote intestinal des mammifères se compose de bactéries, virus, levures, bactériophages et de champignons non pathogènes. Cette communauté se développe à la naissance et se poursuit chez les humains pendant 2 à 3 années. Elle devient ensuite plus stable.

 

L’évolution du microbiote intestinal

 

Les facteurs environnementaux et le mode de vie influencent aussi cette communauté. Il existe donc une grande différence dans la composition du microbiote, même entre des personnes en bonne santé. En moyenne, un individu sain comporte 160 espèces mais on ne retrouve que la moitié d’un individu à l’autre.

Le microbiote a différents rôles : il est impliqué dans la protection contre les pathogènes, la digestion et l’absorption des nutriments, le développement des organes et le système immunitaire.

 

La dysbiose et ses répercussions sur le système nerveux central

 

Ces dernières années, des études ont montré un lien entre une modification du microbiote (appelée dysbiose) et différentes maladies. Ces dernières peuvent affecter des organes éloignés de l’intestin, comme le système nerveux central. Une dysbiose provoque également une altération de la perméabilité de la barrière hémato – encéphalique et une inflammation du cerveau.

Enfin, la contribution du microbiote intestinal n’est pas limitée à l’inflammation du cerveau et à des troubles psychiques, mais aussi au développement du cerveau.